Star Wars épisode IV : Un nouvel espoir, George Lucas (1977)

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine… sortait le premier opus de la saga la plus remarquable de l’histoire du cinéma, Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir. A l’origine de ce projet titanesque, George Lucas, réalisateur encore assez peu connu mais qui a déjà conquis les cinéphiles avec THX 1138 et American Graffiti. Toutefois, c’est essentiellement La Guerre des Etoiles que le public a retenu, production qui a projeté ce nouveau roi de la SF sur le devant de la scène.

Il y a donc bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, la princesse Leia (Carrie Fisher) parvient à dérober les plans de l’Etoile Noire, une plateforme spatiale ultra-puissante qui a le pouvoir de détruire la totalité de la galaxie. A ses commandes, le sinistre Dark Vador (David Prowse), sbire de l’Empereur. Forte de son succès, la jeune princesse envoie deux droïdes sur Tatooine chargés de délivrer le message à Obi-Wan Kenobi (Alec Guinness), un ancien maître Jedi reconverti en ermite et répondant désormais au nom de Ben. C’est également sur Tatooine qu’ils rencontrent Luke Skywalker (Mark Hamill), Han Solo (Harrison Ford) et Chewbacca.

La suite, tout le monde la connaît : batailles intergalactiques, découverte de la Force, balades à bord du Faucon Millenuim, rivalités entre Han et Luke, premier combat avec Vador, désintégration d’Obi-Wan… Et pourtant, on ne se lasse pas de ce premier épisode de Star Wars. L’histoire – atemporelle puisqu’il s’agit de l’éternel combat entre le Bien et le Mal, la Dictature et la Résistance – est certes bateau, mais on éprouve malgré tout toujours le même plaisir à suivre les tribulations d’un jeune Jedi en devenir. On sursaute, on frissonne, on angoisse parfois, avant de se rendre compte que les gentils ne peuvent que gagner, et surtout, on admire les effets spéciaux d’une qualité incroyable pour l’année 1977. Il est vrai qu’aujourd’hui les combats sont beaucoup plus réalistes. Dans la version non remasterisée de l’épisode IV, lors du duel fatidique entre Obi-Wan et Vador, on peut remarquer que les lasers sont légèrement décalés par rapport aux manches des sabres, de même que Yoda ressemble plus à une poupée en plastique qu’à un petit être vert et bien vivant. La différence entre ce premier épisode et les suivants se fait d’ailleurs déjà sentir à partir du second opus de 1980. Néanmoins, il faut reconnaître que les courses-poursuites dans la galaxie sont à couper le souffle de même que les costumes et les décors ne sont pas si éloignés en termes de qualité de ceux de La Revanche des Siths, sorti près de trente ans plus tard. On se rappelle même encore avec de vives sensations le passage à la vitesse lumière, moment extrêmement bien retranscrit. Le spectateur se laisse ainsi charmer par cette épopée d’un nouveau genre et n’y voit plus que du feu. La magie opère d’autant plus que l’on finit par croire qu’il s’agit d’un film futuriste alors qu’il prétend être rétrospectif. Prouesse technique de la part d’un réalisateur qui semble s’être acharné au travail – George Lucas a tout de même fini hospitalisé pour surmenage – et qui ouvre le genre de la science-fiction à des récits du passé et non de l’avenir.

Quant à la prestation des acteurs, on ne peut rien dire. Mark Hamill est excellent dans le rôle du jeune fougueux qui doit apprendre à maîtriser la Force pour ne pas basculer du côté obscur. Il est d’ailleurs bien dommage qu’il n’ait plus rien fait par la suite. Carrie Fisher mêle à la perfection le côté « culcul la praline » intrinsèque à son personnage et le caractère guerrier, aventurier, féministe parfois, qu’exige son statut de Rebelle. Et pour finir par le meilleur, Harrison Ford a sûrement eu l’opportunité de tenir l’un des rôles les plus importants de sa vie dans Star Wars, et il le lui rend bien. Son personnage est tout simplement l’une des clés de la réussite d’un long-métrage porté par l’humour de ce baroudeur bricolo et casse-cou. Alors que Luke Skywalker est nécessaire à l’histoire de par son statut de « Jedi fils de », Han Solo apporte une contribution tout aussi essentielle mais bien plus subtile à ce premier opus de l’ancienne trilogie.

Toujours dans l’air du temps, le premier épisode de la seconde trilogie séduit et épate comme au premier jour. Et c’est avec un plaisir particulier qu’on le ressort de derrière les fagots, avec cette excitation propre aux enfants qui vont voir pour la première fois un film portant sur leur héros préféré.

 

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